
Jour 1 – Voyage rétro
Couleurs, odeurs, chaleur…voilà notre cocktail d’accueil.
Ajoutez à cela du bruit, de la musique, de la pauvreté, de la saleté et vous voici arrivés dans le cœur de La Havane.
Un sacré choc qui perturbe au premier abord. Entre beauté et ruines, le contraste est saisissant.
Nous voici partis en vadrouille à la découverte de ce nouvel horizon.


Jour 2 – Hors des sentiers battus
Programme de la journée : traversée de La Havane pour aller acheter nos billets de bus pour Trinidad.
Nous aurions pu prendre le taxi, mais c’est l’occasion de découvrir la partie non touristique de La Havane.
Nous n’avons pas été déçus… Effectivement, pas un touriste à l’horizon, des décombres à n’en plus finir, des maisons en ruine, ect…
Nous avançons un peu à l’aveuglette puisque les noms de rues sont indiqués une fois sur quatre. La chaleur est quant à elle très (très ^^) forte et nous commençons à avoir vraiment soif.
Problème, pas un seul magasin en vue depuis 45 minutes. Nous continuons notre route et finissons par apercevoir ce qui pourrait s’apparenter à une petit magasin (baies vitrées laissant entrevoir un espace avec quelques rayons). Petit hic, aucune lumière dans ce lieu. Nous nous lançons néanmoins, bien décidés à acheter de l’eau. Nous sommes freinés dans notre lancée dès notre premier pas… C’est une seule personne par groupe, sans sac à dos, qui rentrera seulement lorsqu’une personne sortira du magasin. Je finis par entrer tant bien que mal dans le magasin, mais une fois à l’intérieur, grosse déception : 90% des rayons sont vides (notre impression est qu’ils n’ont sûrement jamais été remplis). Ne reste plus que du pain, des cuisses de poulet surgelées (c’était bien la peine de nous indiquer d’enlever nos sacs à dos, c’est vrai qu’avec nos têtes d’occidentaux il y avait des risques sur les cuisses de poulet…) et… des bouteilles d’eau !!! Ouf
Ressourcés, nous pouvons poursuivre nos péripéties à la recherche de cette fameuse agence de voyage.
Nous finirons par la trouver et par obtenir notre sésame (nos tickets ! ^^).
Jour 3 – A table… El cocinero
Nos tickets récupérés, nous n’avons plus qu’à effectuer le chemin en sens inverse ^^.
Toutefois, nous ne serions pas contre une petite pause sous cette cagna, d’autant que nous commençons à avoir une petite fringale ^^.
Nous dégainons notre guide de parfaits touristes et jetons notre dévolu sur un restaurant pas trop loin(malheureusement, pas trop proche non plus ^^).
Allez, encore un petit effort. Quelques indications de locaux et tours en rond plus tard, nous finissons par apercevoir la fameuse cheminée sur laquelle est inscrite le nom du restaurant « el cocinero ». La cheminée est énorme et visible de très loin.
Nous arrivons dans un lieu atypique, un restaurant installé dans une ancienne usine d’huile d’olive.
Nous n’avons pas réservé, mais compte tenu de l’heure (15h00), il n’y a pas foule et le restaurant est d’accord pour nous servir.
L’hôtesse : « Do you want to eat on the roof-top ? » Vous avez dit roof-top (toît-terrasse) ?! Bien sûr qu’on veut la terrasse ^^ !
Perchée tout en haut de la cheminée, nous parvenons à atteindre cette fameuse terrasse au prix de quelques derniers efforts.
Et là, surprise, une magnifique vue, du mobilier original, des ventilateurs pour nous rafraîchir, de la musique légère, ect… Le bonheur.
Ce sera fruits de mer pour madame et poisson pour monsieur. En accompagnement, pour moi : « un zumo de goyava por favor ».
Et là, deuxième surprise, un jus de goyave fraîchement pressé tout droit sorti de top chef !!! Un délice !!!
Un chef-d’œuvre !!! Anna n’en revient pas non plus ^^.
Nous terminerons notre repas en commandant deux nouveaux jus de goyave pour finir le tout en beauté, avec l’idée en tête de revenir se délecter de ce précieux nectar à la fin de notre voyage.


Jour 4 – Vroum…
Ah, les vieilles américaines (Cadillac, Chevrolet, Chrysler, Dodge, Buick, Ford, ect…) : toutes sont bien réunies à Cuba.
Ce n’est pas un mythe, leur nombre à La Havane est impressionnant, tout comme le nombre de taxis d’ailleurs.
Si les voitures sont effectivement agréables à regarder, leur charme s’arrête là. Passée la portière, vous entrez dans les entrailles d’un pot d’échappement ^^. Prenez trois fois le taxi à Cuba et vous aurez des poumons de fumeurs sans avoir jamais fumer ^^. Les voitures sont en effet le plus souvent dans un état d’épave au sein de l’habitacle.
Les fumées du moteur et de la combustion pénètrent au plus profond de vous et la musique vient vous donner le coup de grâce avec un niveau sonore digne d’une rave party ^^.
Les taxis ne sont pas en reste, plus collant tu meurs ! Leur nombre ? Autant que de fourmis dans une fourmilière ! A chaque coin de rue, en groupe de trois ou quatre qui vous demandent chacun successivement si vous voulez un véhicule (au cas où vous changeriez d’avis sur 3 ou 4 mètres…).
Un vrai fléau. Vous êtes véritablement harcelé au son des « taxi », « taxi », « taxi » ? toutes les 2 minutes.
La prochaine fois, nous prévoirons des tee-shirts avec l’inscription « no taxi » ^^
Jour 5 – Un choc des cultures
Nous flânons dans les ruelles de la havane à la découverte de nouveaux quartiers, de nouvelles palettes de couleurs, de monuments…
La vie ici n’est pas du tout celle que nous connaissons.
La pauvreté est vraiment présente. Les poubelles à ciel ouvert sont légions, de nombreux chiens errants affichent de tristes états.
Les gens sont le plus souvent dehors, devant leurs maisons, dans la rue. Ils crient, chantent ou sont tout simplement stoïques.
Les bâtiments sont délabrés, les maisons éventrées, les rues détériorées.
Question culture, le client roi et l’urgence du service sont des notions abstraites. Les services administratifs sont lents (voir extrêmement lents) et votre satisfaction n’est pas une priorité, loin de là.
Nous avons d’ailleurs une petite anecdote en ce sens : à la recherche de tickets de bus touristique, nous nous sommes présentés devant un bloc de trois guichets de la société en question. Le premier était occupé par des touristes, le deuxième était inoccupé (malgré la présence d’une hôtesse) et le troisième par un chauffeur de bus.
Après quelques minutes à patienter sagement à attendre qu’on nous appelle, nous avons tenté de nous présenter devant le deuxième guichet non occupé.
Nous nous sommes alors gentiment fait refouler par l’hôtesse, prétextant qu’elle était occupée (visiblement pas trop, si ce n’est à ranger quelques classeurs sur son bureau).
Une quarantaine de minutes plus tard, les touristes du guichet numéro 1 n’ayant pas fini, l’hôte du guichet numéro 3 appréciant visiblement sa petite conversation avec son collègue et la file d’attente s’allongeant, nous réitérons notre demande auprès du second guichet sans plus de succès.
Nous ne vous cachons pas que nous commencions à être légèrement nerveux ^^.
Cinq minutes plus tard, le verdict tombe : il est 17h00, donc plus de tickets en vente pour la journée. Revenez demain !
Bienvenue à Cuba ^^.
Il faut s’y faire, la vie est différente sur cette petite île largement ancrée dans un modèle communiste.


Jour 6 – El Guarapo
Trouvé !
Depuis notre arrivée, nous (enfin moi) guettions les cartes des restaurants à la recherche de cette traditionnelle boisson appelée Guarapo dont nous avions entendu parler sur des sites internet.
Mon attente était grande, et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une préparation « maison » de cette boisson.
En effet, dans le restaurant était installée une machine permettant d’écraser les cannes à sucre insérées à l’intérieur (le serveur est d’ailleurs en action sur la photo ^^).
Après quelques efforts de sa part (il faut bien justifier le prix élevé de la boisson ^^), me voilà devant mon verre de jus orangé agrémenté d’une petite rondelle de citron vert.
Première gorgée bue, verdict : au placard le Romanée-conti, place au Guarapo ! Une merveille !!!
Une expérience à réitérer à coup sûr avec le jus de goyave made in El Cocinero ^^.
Jour 7 – « Taxi, taxi »
5h45 du matin, nous sommes devant notre logement et attendons notre chauffeur qui doit nous emmener prendre notre bus pour Trinidad.
Nous avons réservé la course la veille auprès de la personne nous hébergeant.
5h55, personne à l’horizon, le stress monte : si le taxi ne vient pas, nous n’aurons pas notre bus à temps… Des galères en perspectives.
6h00, il est temps de prendre les choses en main, tant pis pour le chauffeur s’il se pointe pour rien, nous décidons d’aller nous-même chercher un taxi… Mais il est 6h00 du matin, il fait nuit et nous sommes encore à moitié en train de dormir debout.
Nous ne sommes pas très confiants sur notre plan…
Et pourtant, 2 minutes après notre départ, les fameux « taxi », « taxi » viennent nous sortir définitivement de notre sommeil. Ni une, ni deux, nous voici dans un véhicule traversant la ville endormie.
Les taxis à la havane, une institution…voir une religion ^^.


Jour 8 – Trinidad
Quel bonheur d’arriver à Trinidad !
En premier lieu parce que notre bus est tombé en panne à 5km de la ville, la poisse ! Nous nous en sortons toutefois plutôt bien puisque nous repartons dans un autre bus environ 30 minutes plus tard.
En deuxième lieu parce que cette ville, ou plutôt ce village, est vraiment magnifique et apaisant. Après le vacarme de La Havane, ça fait du bien de retrouver du calme et de l’espace.
Nos premières impressions sont bonnes, le cadre est idyllique (une profusion de couleurs à chaque ruelle, un village perché sur les hauteurs, la mer à vue d’œil, les montages entourant le village), la météo parfaite (enfin avec une température un peu élevée tout de même ^^) et le village est nettement mieux conservé que La Havane.
Nous partons explorer les dédales d’allées de ce petit paradis.
Jour 9 – Repos
Trinidad correspond totalement à ce que nous recherchions.
Du dépaysement tout autour de nous, et surtout plus de calme et de sérénité après le tumulte urbain…
Le village est d’une taille relativement petite, ce qui nous permet de lever le pied et d’être plus zen dans la découverte de ce petit coin de l’ile de Cuba.
Le village est construit autour d’une place principale (dont vous avez pu avoir un aperçu sur l’image du précédent post) située sur les hauteurs. Le village s’étend ensuite vers la mer sans toutefois l’atteindre (un véhicule étant nécessaire pour pouvoir aller à la plage).
Nous prévoyons d’ailleurs de profiter de la mer les trois prochains jours ^^.


Jour 10 – Playa Ancon
Attention, place aux choses sérieuses !
Nous voici arrivés à la plage, prêts à profiter à fond de notre journée.
A peine les pieds posés sur le sable, nous commençons déjà à nous faire alpaguer.
Proposition : un tour en catamaran pour aller faire du snorkeling au large.
Pourquoi pas, de toute façon nous ne sommes pas venus pour faire bronzette toute la journée.
Et hop, nous voici sur l’eau en tenue de combat (vous remarquerez que nous ne jouons pas dans la même cour qu’Anna à ce petit jeu là, madame est avant-gardiste ^^).
Après quelques minutes, notre point de chute est atteint, il n’y a plus qu’à.
Tuba et masque fixés (oui j’imagine que je vous fais de la peine avec mon pauvre masque-tuba à côté du casque intégral d’Anna, mais bon il fallait bien que l’un de nous se sacrifie financièrement pour que l’autre puisse avoir son casque… ^^), nous plongeons voir ce que la mer a à nous offrir.
Résultat : côté faune, rien à redire, nous avons pu voir pas mal de poissons et quelques méduses aussi, avec qui le bras d’Anna a fait connaissance ^^ (j’ai voulu m’intercaler mais je n’ai pas eu le temps… mince alors ^^). Côté flore, le constat est un peu moins séduisant. Les coraux sont entiers et nombreux mais tout gris. Une impression de cimetière à coraux parsemé par-ci par-là de quelques rares touches de couleurs.
Expérience mitigée, même si nous avons rencontré un couple d’américains très sympathiques et très attirés par les palmes d’Anna (au point de vouloir les acheter… oui je sais vous vous demandez pourquoi ils n’ont pas voulu acheter le masque d’Anna avec. Moi non plus je ne comprends pas ^^).
Nous avons par la suite profité toute la journée de la mer chaude et des rayons de soleil.
Jour 11 bis – Panique à bord
Je récapitule, fin d’après-midi sur la plage, nous commençons à voir des nuages au loin et trouvons que c’est le bon moment pour plier bagage.
Après nous être fait berner depuis trois-quatre jours sur les tarifs des taxis, nous commençons à négocier plus fermement nos petites virées en taxi.
Nous voilà donc à bord d’un taxi qui a accepté de réduire le prix si nous le prenions en compagnie d’un autre couple. Pas de problème, nos destinations sont les mêmes.
Il a cependant fallu attendre ce couple, et le temps s’est vite gâté durant cette attente.
Le couple arrivé, nous filons vers Trinidad. Problème, le temps est vraiment, vraiment mauvais. Un déluge s’abat sur nous, le ciel est noir, des coups de tonnerre grondent.
Et le conducteur, dans tout ça, continue à rouler. Euh, c’est moi ou on ne voit rien sur son pare-brise ???
Un fou furieux celui-là. Je veux bien qu’il veuille faire le maximum de courses dans une journée, mais là c’est du grand n’importe quoi, on ne distingue même plus la chaussée ! Les routes ne sont pas très larges et sur le côté c’est direction une espèce de marécage…
Nous sommes tous accrochés dans la voiture et croisons les doigts pour rester sur la route…
Nous parviendrons finalement à bon port, mais le trajet ne fut pas de tout repos ^^


Jour 11 ter – Déluge
Suite et fin de notre retour de la plage. La pluie ne s’est pas arrêtée en chemin et c’est de véritables torrents qui coulent dans le village.
Le centre du village étant interdit aux véhicules, nous devons finir à pied.
Mais ce dernier à peine sorti du taxi, nous courrons nous loger dans le renfoncement d’une porte de maison pour nous abriter (enfin, c’est un grand mot ^^).
Nous restons une quinzaine de minutes immobiles à espérer que la pluie se calme. Nous faisons des envieux parmi les passants qui courent dans la rue pour trouver un abris avec notre super renfoncement de porte ^^.
La pluie finit par se calmer mais les rues sont toujours inondées par les eaux. Les bouches d’égouts dégueulent dans tous les sens, le courant emporte toutes les poubelles et déchets de la ville.
Nous réfléchissons à deux fois avant d’aller tremper nos jambes dans cette eau, mais nous finissons par nous résigner. Après quelques minutes et quelques bonds dans cette piscine à ciel ouvert (en tongs bien sûr !), nous parvenons à atteindre notre logement.
Jour 12 – 5 fruits et légumes par jour
Après toutes ces péripéties, nous méritons bien un peu de réconfort.
Quoi de mieux que quelques belles mangues cubaines sucrées à souhait.
Nous décidons donc d’aller à la recherche de celles-ci.
Quelques rues traversées de long en large plus loin, nous tombons finalement, au coin d’une rue, sur un père et son fils proposant les produits de leur production dans une brouette.
Les mangues ont l’air appétissantes et l’idée d’acheter des fruits directement à un producteur nous séduit.
Nous jetons donc notre dévolu sur trois belles mangues et repartons avec notre butin après quelques négociations rondement menées (nous commençons à exceller en la matière ^^).
Nous sentons l’odeur de la mangue qui nous imprègne tout le long du chemin, mais savons que ce n’est plus qu’une question de minutes avant que nous ne les dégustions.
Elles constitueront notre goûter ainsi que notre prochain petit-déjeuner, remplissant toutes les promesses olfactives qu’elles nous avaient procurées.
Nous poursuivons sur notre lancée et décidons de profiter des délices offertes par ce petit coin de paradis.
Nous trouvons un petit restaurant qui ne paye pas de mine mais proposant une carte alléchante.
Allez, on se lance !
Et là, surprise, on nous propose de manger trois étages plus haut, sur une terrasse panoramique.
Amateurs d’altitude ^^, nous acceptons avec plaisir.
Quelle vue ! La terrasse est immense et nous sommes seuls au monde. Nous avons les montagnes en panorama, que demander de plus ?…
De la langouste bien entendu ! Et oui, nous n’allions pas quitter Trinidad sans manger une fameuse langouste grillée ^^.
Le repas est à la hauteur de nos espérances. Que du positif pour ce dîner.


Jour 13 – Retour à La Havane
L’heure a sonné, il est temps de plier bagage et de revenir à La Havane.
Que de bons souvenirs en mémoire. Nous profitons une dernière fois de Trinidad lors d’une longue balade matinale.
Le soleil est toujours au zénith, mais la tempête qui a eu lieu le jour précédent a nettement rafraichi l’atmosphère, ce qui est nettement plus agréable.
L’après-midi sera consacrée au retour à La Havane.
Dès le début, la couleur est annoncée, ce trajet sera long, très long.
Retour en étapes sur 4 heures d’asphalte.
Première étape : la montée dans le bus
Notre départ de Trinidad est programmé pour 14h00. Nous sommes prévoyants et arrivons donc à 13h30 sur place. Tout se passe bien, nous patientons comme tout le monde (sous un soleil de plomb).
14h15, toujours rien. Nous demandons par-ci par-là des explications, le bus a juste un peu de retard, tout devrait rentrer dans l’ordre. 14h45, pas de bus à l’horizon, les explications se font de plus en plus floues et aucune indication ne nous est donnée concernant le temps d’attente. Nous n’avons de toute évidence pas d’autre choix que de prendre notre mal en patience.
16h00, le bus arrive enfin ! Il ne s’agit apparemment pas du bus prévu mais au vu de la situation, celui-ci est réquisitionné.
Nous partons donc avec dans un petit coin de notre tête l’espoir que les chauffeurs feront tout pour rattraper le temps perdu. Grossière erreur, ce n’est qu’un début…
Deuxième étape : le trajet en bus
Enfin installés dans notre bus, nous espérons rejoindre La Havane le plus tôt possible. Mais après seulement 10 minutes de route, notre espoir s’envole. Les chauffeurs décident de s’arrêter sur la route pour aller acheter quelques « provisions » aux marchands présents le long de la chaussée.
Nous reprenons la route pour nous arrêter 1h plus tard afin que les chauffeurs déposent leurs achats chez une vieille connaissance (petite pause cigarette et boisson à la clé en remerciement). Quant à nous, nous sommes scotchés sur nos sièges à regarder ce petit manège.
Suivront deux nouveaux arrêts non programmés qui commenceront particulièrement à nous irriter (mais qu’est-ce que vous voulez y faire, c’est comme ça que ça fonctionne à Cuba).
A une heure d’arriver enfin à bon port, il ne manquait plus que ça, la pluie fait rage et avec elle les fuites à l’intérieur du bus ^^. Et qui se retrouve trempé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ? Juju !
Résultat : 1h de bus debout dans l’allée centrale du bus…
Nous finissons par arriver à La Havane, il est 22h30, et avons la chance d’avoir un hôte exceptionnel que nous rencontrons devant le hall de son immeuble à nous attendre. L’histoire se finit bien ^^.
Cuba aura été une excellente chose, une expérience unique, un dépaysement total, une découverte inoubliable.
Nous voguons une dernière fois dans les entrailles de La Habana Veija, déjà nostalgiques.
Je n’en oublie pas un dernier détour pour retrouver le goût en bouche du fameux Guarapo et nous voici déjà sur le départ. Il est l’heure des adieux.