
Jour 1 – Voyage au pays des pharaons
Nous voilà de retour pour de nouvelles aventures au pays des pharaons.
Cette fois, le voyage devrait se dérouler sans encombre… Nous serons au sein d’un groupe, avec excursions organisées, donc pas de galère à l’horizon !
En fait… Non ! Ça, c’était la théorie. En pratique : premier jour, premier pépin.
Après 4h30 de vol, nous voici au Caire, pour une simple escale sans formalité (changement d’avion accompagné d’une petite pause technique ^^). Mais voilà que la lourdeur administrative égyptienne pointe son nez et nous oblige à présenter un visa pour l’embarquement du second vol (qui était, selon l’agence, à acheter à notre arrivée à Louxor). Ce qui ne devait être qu’une balade dans l’aéroport d’une porte à une autre se transforme donc désormais en course contre la montre. Objectif : obtenir un visa, le faire valider par la douane, passer une série de contrôles, monter à bord de notre avion et tout ceci en l’espace de trente minutes.
Résultat : visa obtenu au bout de quinze minutes et passage en douane quinze minutes après. Si vous avez bien suivi, vous comprendrez que l’avion est parti sans nous !
Non, ce n’est pas tout à fait ça… Nous avons fini par embarquer, et ce en raison d’un très grand nombre de personnes retardataires (probablement dans le même cas que nous), avec tout de même quarante minutes de retard.
La suite s’est déroulée sans problème, avec trajet en bus d’une vingtaine de minutes puis montée à bord du bateau, et enfin une bonne nuit de sommeil !
Réveil le lendemain matin après une « grasse matinée » version égyptienne : les guides nous ont prévenu que les réveils suivant seraient plus matinaux pour tenir le programme.
A 8h30 donc nous voilà debout, pour une première journée de découverte. Nous avons hâte !
Plus tant que ça avec un pied dehors. La température est suffocante ! 46 degrés à l’ombre. Une vague de chaleur touche l’Egypte depuis quelques jours et il nous est impossible d’y échapper. La sensation ressemble à celle de l’ouverture d’un four dont on ne pourrait refermer la porte ^^. Nous sommes balayés par des bourrasques de vent brûlantes et par quelques petites tempêtes de sables. C’est assez impressionnant (même les égyptiens ne sont pas habitués à cette température).
Le périple démarre donc tant bien que mal, avec une visite des temples de Karnak. Nous sommes frappés par les dimensions du lieu, avec des colosses mesurant plus de vingt mètres de haut. Les gravures en hiéroglyphes, bien qu’abimées par le temps et dont les couleurs n’apparaissent que par fragments, laissent entrevoir leur beauté d’antan. Le plus incroyable est sans doute que de tels prodiges aient pu être érigés en 1800 avant J-C.
Nous flânons environ 2 heures au milieu de ce décor antique.
Au retour, nous passons par une boutique de fabrication artisanale de papyrus, et en apprenant plus sur la valeur symbolique de cette plante, ainsi que sur le processus de conception des parchemins.
Si nous nous sentons un peu moins dépaysés que d’ordinaire au sein d’un groupe francophone (nous l’aimons bien, notre anglais baragouiné…), nous apprécions d’avoir des explications en français pour saisir quelques-uns des nombreux secrets que renferment ces lieux mythiques.
Notre guide est quant à lui très sympathique, semble passionné par son métier, a eu une formation solide et surtout, fait preuve d’honnêteté, ce qui nous permettra sûrement d’éviter quelques arnaques…
A oui, nous allions oublier. Après le coup des bouteilles d’eau oubliées aux Etats-Unis, nous revenons à la charge avec cette fois-ci avec l’absence de crème solaire en Egypte. Pas mal aussi non ^^ ?
Et oui, têtes en l’air que nous sommes, nous avons oublié de mettre notre tube en soute et nous sommes donc vu confisquer celui-ci lors des contrôles de sécurité à Roissy.
Bien qu’assez cocasse comme anecdote à vous raconter, nous ne vous cachons pas que c’était plutôt stressant de savoir que nous allions passer 1 semaine sous la « cagna » sans crème solaire…
Nous finirons heureusement par trouver le sésame à bord de notre bateau en missionnant un membre de l’équipage. Nous ne savons toutefois pas encore si celle-ci aura l’effet escompté ou si nous finirons « rôtis » dans le désert.
A suivre dans nos prochains posts ^^.


Jour 2 – Tour de dadas sous le soleil du dieu Horus
Réveil à l’aube (5h45) comme cela nous avait été indiqué par notre guide au premier jour. Juste le temps de petit-déjeuner que nous voilà assis sur une calèche, parcourant à toute allure la ville d’Edfou.
Au programme : la visite du temple d’Horus (le dieu faucon), perdu au beau milieu de la ville.
Le premier aperçu de l’édifice est impressionnant, la façade d’entrée est immense et dans un état quasi parfait. C’est d’ailleurs une particularité de ce site, qui est le mieux conservé de l’Egypte antique.
Les différentes parties du temple sont en effet bien identifiables et le guide n’a donc pas de mal à nous représenter les fonctions de celles-ci. La construction type est la suivante : une entrée, une cour à ciel ouvert, une deuxième entrée, une deuxième cour ouverte, la salle des offrandes et le sanctuaire, ces deux derniers n’étant accessibles qu’aux prêtres et au pharaon (et à nous aussi ^^).
Et oui, petite parenthèse, vous ne le saviez pas mais nous sommes des dieux (si si, parole du guide). Nous servons en effet de figurants pour illustrer des scènes de la vie du dieu Horus et de la déesse Ator.
Nous passons deux heures à explorer les différents recoins du temple et découvrons des particularités telles que la bibliothèque et le laboratoire. Cette dernière salle renferme l’ensemble des remèdes de l’époque contre divers maux, retranscrits sur les murs sous forme hiéroglyphique. Ils ventent ainsi les vertus de l’association de la menthe poivrée et de l’eucalyptus en cas de mal de tête (remède bien connu de Liliane ^^).
Après un retour express, toujours à bord de la calèche infernale, nous profitons du temps de navigation pour faire une petite sieste (pas si mal les voyages organisés…).
La fin d’après-midi sonnera le début d’une nouvelle visite : le temple de Kom Ombo, l’unique dédié à deux divinités que sont le dieu Hororus et le dieu Sobek.
A l’inverse du temple visité ce matin, ce site est dans un état assez détérioré. S’il est encore possible d’admirer de somptueux hiéroglyphes et gravures, il n’est par contre plus vraiment envisageable de distinguer les différentes pièces qui le composent.
Il est agréable de profiter d’une visite « à la fraîche » avec un coucher de soleil faisant apparaître différents jeux de lumière sur les vestiges du temple.
Nous profitons du spectacle deux petites heures et rentrons manger sur le pont le temps d’une soirée barbecue, avec viande et légumes grillés (en offrande à la déesse végétarienne Nana ^^).
Jour 3 – Anniversaire amoureux sur Philae
8 mai 2018, une journée qui sera placée sous le symbole de l’amour. Pour notre anniversaire, nous aurons en effet le droit à la visite du temple de l’amour : le temple Philae de la déesse Isis.
Situé au beau milieu d’une île, nous devons monter à bord d’un bateau pour y accéder. A la vue, au loin, de l’édifice, nous sommes impatients d’arriver pour l’admirer de plus près.
Nous ne sommes pas déçus une fois sur place. Le site est particulier par rapport aux précédents, de par son histoire – ou plutôt ses histoires d’amour – mais aussi par ses nombreuses petites annexes dispersées sur l’île. Nous pouvons ainsi flâner tranquillement autour du rocher, profiter de la vue offerte et de l’atmosphère apaisante du lieu.
Le temple est quant à lui assez bien conservé malgré le fait qu’il ait été déplacé (car immergé depuis) et en partie abîmé par les chrétiens dans les époques successives qui ont suivi celle des pharaons.
Notre balade amoureuse touche à sa fin après 40 minutes de temps libre et nous regagnons le bateau avant une halte chez un marchand d’huiles essentielles.
Notre après-midi sera rythmée par une excursion au pays des nubiens, cet autre peuple égyptien issu du soudan. Nous aurons le droit à une balade dans le sable à dos de dromadaire, qui s’achèvera au pied d’un village de cette communauté. Nous visiterons quelques parties de celui-ci et tenterons de profiter des lieux tant bien que mal, sentant un faux semblant d’authenticité ambiant.
Cette excursion se révélera toutefois très divertissante avec quelques points de vue d’une grande beauté.
Tout juste le temps de regagner notre bateau que nous voilà repartis en vadrouille pour une petite marche nocturne à la recherche d’épices orientales. Nous sommes un petit groupe de sept-huit personnes accompagné par un guide au beau milieu de la ville d’Assouan. Celui-ci nous indique un souk local dans lequel trouver de véritables épices (et non de la « poudre colorée » pour touristes vendue un peu partout), et nous laisse ensuite flâner librement. Nous ne nous sentons pas du tout en insécurité au milieu des locaux. L’endroit est foisonnant de vie et nous ne sommes, pour une fois, pas sollicités à tous les coins de rue.
Nous trouvons notre bonheur dans un petit stand recommandé par notre guide dans lequel nous réussissons à mettre à profit nos faibles talents de négociateurs ^^.
Nous sommes vraiment ravis de cette escapade nocturne au cœur de la ville et avons apprécié découvrir un moment de vie authentique des égyptiens.
Il se fait à présent tard, nous rentrons manger et ne nous éternisons pas car le réveil, demain, sera bien plus dur que les précédents (mais nous avons bon espoir que le jeu en vaudra la chandelle…).


Jour 4 – Ramses II au carrefour du Nil et du Soudan
Comme prévu le réveil s’est fait bien avant l’aube (3h00). Nous étions donc un peu « groguis » au moment de monter dans le bus.
Cap sur le sud de l’Egypte en direction du Soudan, avec un trajet qui durera environ 3h à travers le désert.
Arrivés sur place, le soleil a enfin pointé le bout de son nez. Nous effectuons donc nos premiers pas sous ses rayons matinaux. Au loin, une grande butte de sable se dessine. Nous n’avons qu’une hâte, c’est de la contourner pour découvrir enfin le célèbre temple d’Abou Simbel, dédié au pharaon Ramsès II.
Quelle merveille ! Le site est magnifique, avec sa façade d’une grandeur impressionnante. Nous sommes les premiers à arriver sur place et pouvons profiter de cet instant pour prendre la mesure de ce qui se dresse devant nos yeux.
C’est un régal… Nous tressaillons d’impatience à l’idée de pouvoir déambuler entre les différents monuments. Nous devons cependant ronger notre frein en écoutant tout d’abord les explications de notre guide. Nous comprenons que ce temple est dédié à l’histoire des guerres menées par Ramsès II et que le « petit » temple adjacent a quant à lui été édifié en hommage à l’une de ses femmes (48 au total ^^) : Néfertari.
Top départ, le temps libre est lancé. Nous essayons de capturer les plus beaux points de vue pendant que la foule est encore clairsemée puis mettons enfin un terme au suspense en franchissant les murs des deux édifices respectifs.
Si jusqu’ici l’architecture et les dessins étaient sensiblement identiques, il n’en est rien aujourd’hui. Les temples sont tout d’abord construits au sein de montagnes, seules les façades d’entrée étant visibles de l’extérieur. De plus, les textes hiéroglyphiques si souvent présents jusque là ont laissé place à de grandes fresques où des scènes de guerre se côtoient. La conservation générale des bâtiments est bonne, il nous est d’ailleurs possible d’apprécier les jeux de couleurs d’origine des gravures.
Juste le temps de jeter un dernier coup d’œil à ce site d’exception qu’il est déjà temps de partir. Nous en avons pris plein les yeux. Nous sommes ravis d’avoir pu admirer ces lieux, considérés comme la huitième merveille du monde par les égyptiens.
Après le trajet du retour, l’après-midi sera consacrée à un repos bien mérité avant d’affronter les deux prochaines journées bien chargées. Nous en profitons pour faire un peu de lecture sur les transats du pont du bateau, tout en gardant un œil sur les rives du Nil défilant devant nous.
Jour 5 – Voyage dans les entrailles de la Vallée des Rois
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas… Encore une fois un programme chargé s’annonce. Départ à 6h30 pour la Vallée des Rois. Niché au sein de la chaîne des montagnes de la mer rouge, ce lieu abrite une nécropole composée de plus de 64 tombeaux de pharaons, dont 62 sont aujourd’hui découverts (nous avons cherché les deux autres sans succès ^^).
Par souci de conserver l’état des tombeaux, un roulement concernant leur ouverture aux touristes est effectué chaque semaine. Aujourd’hui, nous aurons le plaisir de visiter ceux de Ramsès IV, Ramsès IX et Mérenptah.
Le premier tombeau, celui de Ramsès IV, est contrairement aux deux autres dans un très bel état de conservation. Les hiéroglyphes gravés aux murs sont colorés de toute part (jaune, rouge, bleu, vert). La structure du tombeau est semblable à un long tunnel droit légèrement pentu. Les plafonds sont eux aussi décorés avec des motifs et couleurs foisonnants. L’air se raréfie à mesure que nous nous enfonçons dans chaque tombeau. Le dernier est d’ailleurs assez éprouvant puisqu’il plonge dans le cœur de la montagne. Nous devons donc descendre en pic pour atteindre la tombe du pharaon.
Nous garderons une superbe image des décorations aperçues sur ce site.
Notre matinée se poursuivra avec un petit arrêt dans un atelier de tailleurs de pierre. Nous pourrons observer leur travail et leurs sculptures en albatre, cilex, basalte, granit…
Sur le retour nous ferons un arrêt express aux pieds des colosses de Memnon, tout juste le temps de faire une petite photo souvenir.
L’après-midi commencera dans une atmosphère assez suffocante. Comme au premier jour, une vague de chaleur frappe l’Egypte. Nous entamons un tour de calèche au sein de la ville de Louxor pour y découvrir les différents quartiers et finir dans un souk. Les sollicitations permanentes, les regards insistants, le bruit ambiant, la pollution, etc… ajoutés à l’effet de fournaise auront raison de nous.
Heureusement, nous aurons droit pour la fin de journée à une visite plus intéressante : le temple de Louxor, dédié à Mout (femme de Amon). Celui-ci est porteur d’une riche histoire puisque différentes cultures ont apporté une pierre à l’édifice. On y trouve ainsi un sanctuaire grec, des fresques romaines, une façade d’église érigée par les chrétiens byzantins mais aussi une mosquée construite par les Mamelouks.
Petite touche de culture contemporaine : nous apprendrons que l’obélisque de la place de la concorde faisait partie des deux obélisques présents devant le temple à l’origine (le deuxième étant resté sur place).
La journée touche à sa fin. Enfin presque, puisque nous assisterons après le dîner à un spectacle animé par un derviche tourner et une danse du ventre.
Demain déjà nous attend notre dernier jour, mais nous avons gardé le meilleur pour la fin ^^.


Jour 6 – Merveille du monde au cœur de la « victorieuse »
Dernier jour et donc dernière excursion ! Que le temps est passé vite…
Bonnes habitudes obligent, le réveil est toujours plus matinal : 3h00.
Un saut dans le bus direction l’aéroport de Louxor pour une virée d’une journée au Caire.
Nous sommes donc arrivés de bon matin dans la capitale égyptienne (dont le nom arabe signifie « la victorieuse », car les armées étrangères ne sont jamais parvenues à la prendre). Nous n’aurons pas à patienter très longtemps pour trouver ce que nous sommes tous venus chercher.
En effet, après une demi-heure de bus, nous voilà au pied d’une des plus belles merveilles du monde : la pyramide de Kheops. Que nous sommes petits à côté de ce gigantesque triangle ^^.
Les blocs composant la pyramide sont énormes mais cela n’empêchera pas une petite session d’escalade. Grimper sur un édifice vieux de plus de 4500 ans est assez sensationnel. Nous ne nous contenterons pas de jouer les Spider-Man sur les faces externes, puisque nous rentrerons à l’intérieur de la pyramide de Mykérinos (le site de Gizeh compte trois pyramides au total).
Bien qu’il n’y ait pas grand-chose à voir dans le tunnel, la sensation de s’enfoncer au cœur d’une pyramide est assez plaisante.
Après quelques clichés photos, voici venu le temps de se restaurer.
Pour ce faire, nous allons dans un restaurant situé aux pieds du grand sphinx et des pyramides de Gizeh. Une vue à couper le souffle ! Nous aurions pu manger nos doigts que l’instant serait resté magique. Nous contemplons encore et encore ce site tant que possible, avant que la fin de repas ne signe notre départ. C’est bien dommage, nous aurions pu continuer d’admirer ce spectacle encore quelques heures.
Une nouvelle visite nous attend : le musée du Caire. Si dans l’ensemble ce musée ne soulèvera guère d’émotions de notre part, il est vrai que la vue du masque de Toutankhamon et de ses sarcophages est exceptionnelle. La conservation est incroyable. Nous tentons d’imaginer la sensation ressentie à l’époque (1922) par les chercheurs lors de la découverte d’un tel trésor.
La tombe de Toutankhamon est la seule à ne pas avoir été pillée et à avoir été trouvée intacte (grâce à une tempête de sable ayant bloqué l’entrée). Aussi, nous avons une pensée pour tous ces autres pharaons, bien plus puissants que Toutankhamon (Ramsès II, III, IV par exemple…), qui ont dû bénéficier d’attributs dont l’opulence était sans conteste bien supérieure à celui qui n’a régné que 9 ans sur l’Egypte.
Nous finirons la journée sur les rotules. Mais que ce voyage était beau ! Riche d’enseignements, d’images, de moments et de rencontres. Nous le recommandons à tous les amoureux des vieilles pierres, des légendes et des lieux magiques…